Depuis plusieurs années, nous rédigeons des bonnes pratiques vérifiables, réalistes, qui font consensus, et surtout, qui présentent une valeur ajoutée pour les utilisateurs finaux. Pour nous assurer de cette valeur ajoutée, nous rédigeons systématiquement les objectifs de chaque bonne pratique. Leur détection et leur expression sont l'épreuve ultime d'une bonne pratique : si sa valeur ajoutée n'est pas exprimable, c'est qu'il y a un os, et nous l'oublions.

Le livre comporte donc 226 bonnes pratiques et par voie de conséquence, 226 sections objectifs. Chacune de ces sections comporte elle-même plusieurs objectifs. Autant que pertinent, au cas par cas. Voici l'exemple d'une bonne pratique qui comporte quatre objectifs :

La bonne pratique  : en cas de rejet des données saisies dans un formulaire, toutes les données saisies peuvent être modifiées par l’utilisateur.

Les objectifs :

  • Laisser la main à l’utilisateur sur la totalité des informations qu’il donne.
  • Faciliter la correction des erreurs commises par l’utilisateur.
  • Permettre à l’utilisateur de modifier des informations sur lesquelles il voudrait revenir.
  • Éviter que l’utilisateur ne quitte le formulaire avant validation définitive.

À un moment, nous nous sommes rendus compte que le fait d'identifier les objectifs nous permettait également d'identifier les risques. Nous avons appliqué cette approche pour créer Opquast Certified, notre système de certification de compétences pour les écoles du Web, les professionnels et les entreprises.

Nous savons qu'Opquast est très puissant pour l'amélioration de la culture Web. Mais la notion de user stories ou récit utilisateur nous mène beaucoup plus loin. Chaque objectif énoncé dans chaque objectif de bonnes pratiques correspond à quelque-chose qui peut arriver à un utilisateur. Lorsque la bonne pratique n'est pas appliquée, la mini user story se passe mal ou ne se passe pas. Vous perdez en qualité. Le risque envisagé est avéré.

Ce que nous indiquent les user stories contenues dans les objectifs des bonnes pratiques, ce sont les contextes réels de consultation du Web. Et ces contextes, vous devez les connaître. Ce sont eux qui vont vous permettre de prendre conscience de la diversité et de la réalité de ce que vivent vos utilisateurs Web. C'est cela qui génère de l'empathie.

Les user stories cachées dans les bonnes pratiques Opquast sont l'une des nombreuses raisons pour garder ce livre à portée de main. Elles sont aussi l'une des raisons pour lesquelles la certification Opquast est aussi pertinente pour les professionnels du Web.

Pour finir, je voudrais remercier Gilles Roustan et Thomas Gasc pour cet éclair de génie. Soyez certain que nous allons reparler de cette notion de user stories. Cela ouvre un champ intéressant dans le domaine de l'expérience utilisateur et je vais m'empresser de demander leur avis à mes collègues spécialistes du domaine.

Tout ceci me fait penser à l'un de mes mots préférés, la sérendipité, c'est-à-dire la capacité à trouver ce qu'on ne cherche pas. C'est ce qui vient encore une fois de nous arriver avec Opquast. Continuons.