L'une de nos victimes, et non des moindres, sera la couche CSS et son usage. On a beaucoup glosé par le passé sur la fausse équation entre recours au langage de présentation CSS et interopérabilité ou accessibilité, ou plus généralement en CSS et avancée pour l'utilisateur. La pratique montre hélas que ce n'est pas si simple. Je me souviens avoir démarré, la gorge un peu nouée, une de mes premières conférences sur CSS il y a déjà quelques années à Limoges en annonçant que CSS pouvait être une formidable moyen de dégrader un site.

Une autre sera sans doute javascript. La fausse équation entre recours à javascript et inaccessibilité a également fait couler beaucoup d'encre. La pratique est décidément contrariante, et là encore, ce n'est pas si simple.

Ressources graphiques, HTTP, ergonomie, interfaces riches... Nous serons finalement agnostiques sur les techniques ou les domaines concernés, dans l'esprit d'une approche transversale que vous connaissez bien, si vous avez suivi le développement de la démarche qualité Temesis. Souhaitons que 2009 voit, sur des choses justement très simples, les pratiques évoluer, les développeurs mûrir et les décideurs avoir en main les moyens de décisions maîtrisées. Pour ma part, en l'état du marché et de l'art, cela m'impressionnerait beaucoup plus que diverses avancées technologiques.